Le 12 février 2010

samedi 13 février 2010
par  Amifama
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De graves nouvelles de Madagascar.

Il y a quelques jours j’ai reçu un sms d’Antsirabe de la part des sœurs de Fatima habitant la ferme de Vohipahasoavana à 10 kilomètres au nord d’Antsirabe. « La vie est dure : nous devons monter la garde à tour de rôle chaque nuit » …

Pas étonnant. Vous trouverez ci-dessous un article décrivant objectivement la situation actuelle dans la Grande Île. Pauvres sœurs ! Pauvres malgaches !

Dadabe


« La crise politique à Madagascar dure déjà depuis bientôt douze mois et malheureusement, risque encore de se poursuivre pour une durée indéterminée. La signature des accords de Maputo du 9 août dernier avait fait naître une lueur d’espoir de résolution par le biais de la Charte de la Transition. Les chefs de file des quatre mouvances politiques à Madagascar s’étaient entendues sur la mise en place d’une transition neutre, inclusive, pacifique et consensuelle. Cependant, les divergences de points de vue sur la Transition, la discorde pour la nomination aux postes clefs du gouvernement, la rigidité des positions de ces mouvances ont été des facteurs de blocage pour la formation du gouvernement consensuel de Transition. Faute de consensus, sous la houlette de la Communauté Internationale, un acte additionnel a été signé entre les leaders politiques le 6 novembre à Addis Abeba pour décider de la formation du gouvernement d’union nationale et de la répartition des responsabilités au sein des institutions entre les quatre mouvances. Aujourd’hui, la mise en application des engagements signés n’est toujours pas effective, la pression se renforce, le ton durcit …

Et le summum de cette discorde entre le pouvoir de fait en place et les trois mouvances de l’opposition a été atteint suite aux accords signés par ces dernières à Maputo, sans la participation du Président de la Transition. Tous les résultats de ce long processus de médiation ont donc été remis en cause et Madagascar se trouve actuellement dans une impasse ; le peuple malgache subit de plein fouet les conséquences de cette crise interminable.

Sur le plan économique, la situation est catastrophique : faillite des entreprises, fuite des investissements étrangers, boom du chômage, hausse des prix, développement du secteur informel. Sur le plan social, l’insécurité et le vandalisme sont en recrudescence, tant en ville qu’en zone rurale. Les populations vulnérables perdent la notion de « citoyenneté » et, par conséquent, ne témoignent plus de respect aux biens publics et à ceux d’autrui. Ainsi, nous avons pu assister tout au long de cette crise à des séries de pillages et de destructions de biens publics. Les jeunes en particulier, n’ont plus de repères ni de valeurs fortes auxquels se référer, vu la dérive de leurs aînés politiciens … »

Extrait d’un article de Rado Raveloarijoana
Directeur Espace Océan Indien de l’association Aide et Action


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